La chute des cheveux après l'accouchement


Quelques mois après la naissance de bébé (2 à 3 mois après l'accouchement, parfois un peu plus longtemps pour les femmes qui allaitent), et la fin du dopage hormonal, certaines femmes sont confrontées à une perte de cheveux plus importante que d'habitude (la chute peut être plus ou moins impressionnante selon les cas), mais rarement inquiétante. 

Cette chute dite "chute post-partum" ou "effluvium télogène du post-partum" est tout à fait classique, pour ne pas dire normale, et est souvent liée aux changements hormonaux

Pendant la grossesse 

Pendant la gestation, grâce au soutien sans faille que leur apportent les hormones de la grossesse, les cheveux s'épaississent et paraissent en meilleure santé que jamais. 

Après l'accouchement

Une fois que bébé est là, les hormones déclarent forfait et quelques semaines après l’accouchement, la belle crinière luxuriante se retrouve au tapis. Heureusement que ça ne dure qu'un temps...

Il existe néanmoins des exceptions, certaines femmes auront les cheveux ternes tout au long de leur grossesse, tandis que d'autres ne subiront pas la moindre chute post-partum.

Une chute post-grossesse peut survenir quelques semaines ou quelques mois après l'accouchement. Sa durée peut varier de six mois et deux ans et peut être très mal vécue, car les cheveux peuvent tomber de manière excessive : ils se retrouvent en grande quantité sur l'oreiller, partent par poignées lors du brossage ou restent dans les mains pendant le shampoing, surtout si pendant la grossesse les cheveux tombaient peu. Le contraste a de quoi inquiéter !

Expliquer cette chute

Ce qu'il faut retenir, c'est que le cycle de croissance des cheveux se fait en 3 phases :

1 - La phase anagène (ou période de croissance) qui dure de 2 à 6 ans

2 - La phase catagène caractérisée par l'arrêt de croissance du cheveu qui dure environ 3 semaines, marquée par la fin de la production de la fibre capillaire.

3 - La phase télogène qui correspond au stade de repos et qui dure environ 2 à 4 mois avant que le cheveu tombe. Ce sont ceux qui sont arrivés en fin de cycle.

Non seulement les hormones prolongent la phase anagène, mais elles augmentent aussi le diamètre de la fibre capillaire. Pendant cet "état de grâce capillaire" lié à la grossesse, les cheveux sont donc moins nombreux à entrer en phases catagène et télogène, ils sont aussi moins nombreux à tomber, et cerise sur le gâteau, la chevelure est plus épaisse que jamais.

Pour faire simple, les cheveux sont stimulés pendant la grossesse sous l'effet des hormones et ils ne tombent presque pas car l'augmentation massive du combo œstrogènes/progestérone stimulent leur vitalité et prolongent artificiellement leur durée de vie. Après la grossesse, la chute hormonale sonne le glas de cette magnifique chevelure et la chute drastique des hormones entraîne la perte simultanée de tous les cheveux : bref on se déplume !


En fait, lorsque les cheveux tombent après l'accouchement, ils ne font que rattraper le retard accumulé durant la grossesseLa chute peut paraître curieusement considérable, alors qu'en fait elle ne correspond qu'à l'éradication des cheveux supplémentaires qui ne sont pas tombés pendant la gestation… La "nature capillaire" reprend tout simplement ses droits ! Pas de quoi s'alarmer, les choses vont se calmer petit à petit et la repousse va se remettre en place tranquillement.

D'une manière générale, l'effluvium télogène du post-partum dure 6 à 12 semaines, mais peut parfois s'étendre au-delà de cette période. Logiquement au bout de 6 à 12 mois, tout doit être revenu à la normale. Si passé ce délai, les cheveux tombent toujours en grand nombre (surtout si vous perdiez déjà beaucoup de cheveux avant la grossesse) ou si l'inquiétude gagne du terrain, il peut être avantageux de consulter un médecin pour faire un bilan sanguin car cette chute prolongée peut masquer une alopécie andro-génétique, une hypothyroïdie (déficit en hormones thyroïdiennes)un trouble hormonal ou une carence (une déficience en fer par exemple qui n'est pas rare après un accouchement) qui risque de faire durer le problème

Limiter les dégâts

La première chose à faire c'est de prendre son mal en patience. Même si la chute est impressionnante, elle est temporaire, réversible et sans conséquences à moyen terme sur la chevelure.

Pour éviter de perdre trop de cheveux pendant cette période, il est conseillé de limiter les brossages vigoureux, de ne pas trop tirer sur les cheveux (en faisant des coiffures qui exercent des pressions sur le cuir chevelu et/ou sur les tempes), d'utiliser des shampoings doux et de s'abstenir de faire des traitements capillaires agressifs (colorations, lissages, défrisages, tissages, sèche-cheveux, etc.).

Le stress amplifie également la chute des cheveux et risque fort d'accentuer le phénomène, alors "relax don't do it !".

Aucun traitement n'a fait ses preuves, mais une petite cure de vitamines ne fera pas de mal. En cas de non-allaitement, il est possible prendre des compléments alimentaires riches en vitamines A, B et E, en magnésium ou encore en zinc. Ces oligo-éléments participent en effet à la formation et au renforcement de la kératine capillaire.


Le massage du cuir chevelu peut agir à la repousse des cheveux car il active la microcirculation sanguine et l'afflux de sang et d'oxygène vers les racines. Il suffit de masser quelques minutes le cuir chevelu en partant de la nuque et en remontant jusqu'en haut du crâne, en maintenant les doigts au contact de la peau au moment du mouvement de va-et-vient. Attention à ne pas frictionner le cuir chevelu pour ne pas sensibiliser le cheveu déjà fragilisé.

Bon à savoir : L'allaitement retarde la chute des cheveux car le profil hormonal est alors légèrement différent.


Charlène

Some say he’s half man half fish, others say he’s more of a seventy/thirty split. Either way he’s a fishy bastard. Google

0 commentaires:

Être courtois et constructif ne signifie pas aimer tout ce qui est publié sur ce blog. Vous avez bien sûr le droit de ne pas adhérer à un sujet d'article ou à une idée... Je vous demande alors de simplement vous en détourner, de passer votre chemin (aussi vite que possible pour limiter votre contrariété !). Les commentaires sont d’autant plus intéressants et enrichissants lorsque ceux-ci sont constructifs. Quels que soient vos interventions et vos commentaires, courtoisie et diplomatie sont de mise !